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Un pensionnat dans une prison... Une nouvelle directrice psychopathe...
 

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 [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire

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Virgil Delano
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MessageSujet: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Mar 20 Oct - 17:53

Silence silence silence, l'écho insonore  se promenait de manière paresseuse à travers les étagères, les comptoirs et les livres qui traînaient ici et là. Ce silence était occasionnellement dérangé par le bruit de pas soudain d'un élève qui se déplaçait d'une place à l'autre, d'un livre qui tombait d'une étagère par la faute d'un élève trop excité, un murmure qui, de temps en temps, prenait de l'ampleur pour devenir un chuchotement, puis pour devenir une voix forte et dérangeante était, selon Virgil, ce qu'il trouvait le plus irritable. Déterminé à trouver son jardin secret dans la forteresse que constituait la bibliothèque à ses yeux, il s'enfonça dans les recoins sombres de celle-ci. Déjà en arrivant, il n'y avait que quelques élèves dans à l'entré de la bibliothèque, donc il décida d'aller plus loin encore, non pas à cause du bruit mais bien à cause des élèves qui étaient tous dans le même coin, alors il passa à travers les couloirs adjacents,  ce qui faisait office de couloir était, en fait, des énormes étagères qui touchaient le plafond, et dans leur creux, des livres remplissait chaque étagères. Il s'arrêta un instant, pour regarder la collection de livres, mais il se rappela qu'il avait son livre dans sa main, et continua sur son chemin.

Insatisfait, il décida tout de même de continuer son exploration de la bibliothèque, c'était sa première fois mais il ne pouvait pas s'imaginer de dernière fois. Mais il toucha enfin le fond de la bibliothèque, petit regard à droite, il n'y pas de chemin qui va par là, mais un petit coup d’œil à gauche révéla un chemin qui se terminait un peu plus loin, et satisfait, il tourna à gauche à la recherche d'un havre, et enfin, continuant son chemin, il y avait plusieurs petites pièces à portes, des cellules.  Il se promena le long du couloir, faisant les 100 pas, s'arrêta devant une porte, l'examina scrupuleusement, cherchant évidemment de quoi, et quand son inspection se révélait infructueuse, il répéta le manège sur chacune des portes. Quand il était sûr que rien ne clochait, lui il ouvrit la porte de la première cellule. Il rentra dans celle-ci, il n'as pas eu besoin d'allumer la lumière du local, elle était déjà ouverte. Il prit place sur la chaise du fond, et il sortit le livre qu'il voulait lire hors de son havresac, un petit livre de poche intitulé « L'homme et ses mythes ». Il se prépara à lire quand il vit une figure au loin, elle était se tenait dans la pénombre de la petite pièce, une capuche rouge cachait son visage, et l'ombre s'occupait de ce qui aurait pu être visible, mais de longs cheveux blancs trahissait l'ombre. À la vue des cheveux, sa panique diminua d'un cran, étant convaincu que c'était bel et bien une humaine et non autre chose. Elle était accoudée sur la table, un peu plus loin, son regard vaquait ailleurs qu'en sa direction. Virgil regarda en direction de la porte qui était fermée, et ramena son regard en direction de l'inconnue, il se sentait mal d'avoir perturbé l'étrangère par son apparition soudaine, même si elle ne semblait nullement réagir face au nouvel arrivant, il en était certain qu'il la dérangeait. Prenant son courage à deux mains, il   releva sa tête pour faire face à face avec elle. Il venait enfin de rencontrer quelqu'un d'autre, il pourrait enfin avoir un ami. C'est sur cette pensée qu'il semblait réfléchir, mais peu après, ses idées s'en allèrent ailleurs. Un court instant passa entre ce moment inattendu de réflexion quand il revint à ses sens et se prononça  d'une voix calme qui rappelle le sifflement du vent, il prononça ces mots :


-Désolé! Je savais pas que vous étiez déjà là…

Gêné, sa main droite monta au niveau de sa tête, et se mit à frotter doucement les cheveux noirs de Virgil, il ne voulait pas commencer du mauvais pied ici, il s'y sentait bien. Puis, anxieux, il ouvra de nouveau son livre et s'abandonna à la lecture, une partie de lui espérait qu'elle lui répondrait, l'autre souhaitait qu'elle n'ait rien vu, rien entendu, mais il arrêta de temps en temps sa lecture pour jeter un coup d’œil rapide en direction de son interlocutrice, sans être capable d'observer le moindre changement.
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Sayo Akuma
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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Mer 21 Oct - 2:12

Enfin! Les cours étaient finis, c'est le temps que je retrouve mon paradis, la bibliothèque. Rapidement je traverse les couloirs, ignorant les regards des quelques pensionnaires qui me portent attention. Simplement pour me faire plaisir, j'envoie une légère douleur à ceux trop insistant, histoire de leur donner une petite leçon de politesse. Quoi, Même si quelqu'un porte une cape rouge, ce n'est pas une raison pour la dévisager!

La bibliothèque était, comme à son habitude, pratiquement vide. Malgré ça, je trouve cela encore trop dérangeant puisque certaines personnes n'ont pas encore compris qu'ici c'est le repère du silence absolu, pas une cours de récréation où on se raconte des potins. Traversant les rangées de livre, je m'arrête quelques secondes devant une étagère où je repose un livre pour en prendre un autre au hasard. Tiens, un recueil de poèmes, ce que je préfère! Je me rends jusqu'au fond de la grande pièce avant de tourner à gauche pour atteindre les cellules. L'avantage ici c'est que personne n'y vient, c'est un endroit parfait pour être tranquille. En entrant dans mon boxe habituel, j'allume la lumière qui vacille un peu pour devenir stable, puis m'assois au bout de la table pour commencer ma lecture.

À peine ai-je le temps de lire deux phrases que la porte s'ouvre, laissant entrer un jeune garçon aux cheveux de jais. Après avoir refermé la porte, il s'assoit de l'autre côté de la table sans remarquer ma présence. Je ne bouge pas d'un millimètre et me replonge dans ma lecture. Bon, je suis ici pour être seule, mais s'il ne fait pas de bruit, je pourrais peut-être supporter sa présence.

-Désolé! Je ne savais pas que vous étiez déjà là...

Sa voix brise le sublime silence de façon presque inaudible, couvrants sa gène. Voyant que je ne réponds pas, il sort son livre pour l'ouvrir devant lui. « L'homme et ses mythes ». J'adore ce livre!

Il continue sa lecture tout en me jetant un coup d'oeil de temps à autre. Il attend une réaction, mais je ne sais absolument pas quoi faire. Après quelques minutes, je lève légèrement la tête pour mieux l'observer. Son visage fin est entouré par des cheveux ébènes, ses yeux argentés n'ont pas l'air de cacher le sadisme des sanguinaire, mais plutôt un brain de stress, de peur et quelque chose d'autre, mais quoi? Fatigue, folie, colère? Bon, ce n'est pas important. Je me redresse complètement en appuiyant mon dos sur le dossier de la chaise et relevant mon pied droit sur le banc pour faciliter le contact visuel. Même si je n'aime pas regarder quelqu'un dans les yeux je continue de l'observer avant de replacer d'un mouvement de tête une mèche devant mon oeil gauche pour mieux le cacher. Je garde mon éternel expression neutre en cherchant quelque chose à dire. J'humidifie mes lèvres en baissant le regard.

-Tu, hhemm, ce livre. Si tu l'aimes, il y a « Comptes et légendes anciennes » sur la même étagère qui est écrit par le même auteur et je l'ai trouvé meilleur.

Dis-je d'une faible voix en sortant un couteau de lancer de ma poche tout en le faisant tourner sur mon index droit. Abandonnant mon livre sur la table, ouvert devant moi. Au moins, j'ai réussi à dire quelque chose de pratiquement gentil, c'est un début. Je ne lève plus les yeux, reprenant mon livre de la main gauche. Dans ma main droite, ma lame gratte la teinture sur la chaise de bois.

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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Mer 21 Oct - 9:01

Enfin! Il y eu un mouvement, un léger déplacement, mais un déplacement quand même, c'est la tête, alors Virgil décida lui aussi de se mettre regard  au même niveau. Il se redressa pour tomber face à face avec l'ombre, ils se dévisagèrent pendant un instant et il trouvait ce visage de porcelaine, ou du moins ce qu'il pouvait en voir, réconfortant, calme était les mots qui lui venait à l'esprit, mais ce qui le marqua  le plus le jeune homme était l'améthyste qui faisait office d’œil gauche à celle qui lui faisait face, un mauve dont il en voyait rarement le même ton, encore plus dans les iris d'un être vivant. Elle aussi après un moment se redressa sur sa chaise, mais malheureusement pour lui, cette vue époustouflante ne dura pas longtemps car elle avait placé sa mèche de cheveux pour cacher cette vue, dommage pensa-t-il, mais sa surprise ne s'arrêta pas là, car la tête de l'individu qui lui fit face baissa durant la réponse qu'il attendait et craignait à la fois :

-Tu, hhemm, ce livre. Si tu l'aimes, il y a « Comptes et légendes anciennes » sur la même étagère qui est écrit par le même auteur et je l'ai trouvé meilleur.

Cette suggestion n'avait pas tombé dans l'oreille d'un sourd, mais la gêne garda ses questions sous silence, mais il prit cela comme une invitation, la question demeurait comment aborder ce sujet, lui qui avait préféré de loin « Des mythes fondateurs pour l'homme », encore, elle qui semblait être la maîtresse des lieux aimait la littérature, du moins la littérature fantastique analytique, c'était un bon début, et  toujours avec sa timidité naturelle, il décida de répondre :

-Eh bien…eum, c'est un incontournable effectivement, mais si on est pour parler des classiques, il ne faut pas oublier la base.

Il semblait avoir ignorer les gestes de la jeune fille, absorbé par ce qu'il allait dire, cherchant les bons mots pour ne pas se tromper, c'était plus facile puisqu'elle ne le regardait pas, un peu confus, il se remit à parler de sa voix venteuse :

-euh.. attends, littérature, classique, base… Ah oui! Si on parle de mythes, on peut aussi regarder « Mythologie » de Edith Hamilton comme étant une excellente référence pour les mythes grecques.

Il eut un petit sourire gêné, puis il décida de prendre en considération l'offre de l'hôte, et il se leva en direction des étagères. Avec un œil expert, il pu juger rapidement que c'était plutôt une collection de livres disparates selon les goûts du collectionneur plutôt que une vrai classification. À son grand étonnement, il trouvait surtout du fantastique, elle avait du goût pour ce genre littéraire, même si personnellement il avait une petite préférence pour la science-fiction contemporaine. Après d'avoir chercher à travers ce désordre bibliographique, il vint à la conclusion qu'elle avait du goût, mais aucun sens de l'organisation. Il lâcha un soupir de satisfaction quand il trouva le livre suggéré. Il commenta :

-Tu as une belle collection, désorganisé, mais belle. Donc je peux te l'emprunter?

Il prit le livre en question et le montra à son partenaire littéraire, et le ramena avec lui à sa place. Il le feuilleta rapidement,  à première vue, le livre semblait bien d'être une copie original, et dans un excellent état en plus. Malgré l'origine douteuse des livres, il ne se posa aucune question sur comment elle les avait acquis, en fait, cela ne lui vint aucunement à l'esprit, captivé par l'univers des livres, rien d'autre que la pièce semblait exister pour lui. Puis après d'avoir inspecter le livre, il amena son regard vers la jeune fille et il dit, avec un grand élan de courage, sentant son cœur battre à pleine mesure, la nervosité le gagnait néanmoins il prononça ces mots, difficilement, mais il le fit pareille :

Au fait, je m'appelle Virgil et toi?
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Sayo Akuma
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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Jeu 22 Oct - 1:01

-Eh bien…eum, c'est un incontournable effectivement, mais si on est pour parler des classiques, il ne faut pas oublier la base. euh.. attends, littérature, classique, base… Ah oui! Si on parle de mythes, on peut aussi regarder « Mythologie » de Edith Hamilton comme étant une excellente référence pour les mythes grecques.

Sa réponse me mit pratiquement le sourire aux lèvres. Alors, c'est un fan de classique! Il se leva et traversa la petite pièce jusqu'à la bibliothèque sur le bord du mur. Simplement en le regardant, on remarque qu'il s'y connaît en bouquins.

-Je ne suis pas une grande fanatique de la mythologie grecque. Je préfère la nordique ou encore l'égyptienne, mais je trouve que la mythologie grecque est.. trop répandu, trop connue. Mais oui, Edith Hamilton est et sera toujours une bonne référence!

Après quelques secondes, il trouva le livre désigné.

-Tu as une belle collection, désorganisé, mais belle. Donc je peux te l'emprunter?

-En fait, ils ne sont pas à moi, bien sûr j'en ai rajouté un ou deux, mais ils étaient là bien avant que j'arrive. C'est vrai que c'est une bonne collection, mais je crois pas qu'elle est à bibliothèque non plus, peut-être est-elle à un ancien professeur... Malgré ça, c'est vrai que je n'ai jamais vraiment été organisé..

Le livre en main, il regagna sa place tout en inspectant l'objet. Après un moment, le silence s'était réinstaller. À peine fus-je retourner à mon livre que l'autre lecteur reprit la conversation;

-Au fait, je m'appelle Virgil et toi?

Il semblait nerveux, je le comprends parfaitement. Je ne suis pas du genre à mener une conversation, et vue ses goûts en lecture, il ne doit pas être quelqu'un de très sociable non plus!

Lentement, je le regarde à nouveau en évitant ses yeux argentés. La chaise comporte maintenant un trou sur le côté du banc, mais bon, ce bois a sûrement vécu pire que petite lame.

-Sayo..

Pas besoin dans dire plus, une question simple donne une réponse simple! Je regarde fixement quelque chose, moi-même je ne sais pas quoi, et je me perds dans mes pensers. Sans m'en rendre compte ma lame glisse et m'entaille la paume juste sous le pouce. Par sursaut, je la laisse tomber créant un bruit de résonance en frappant le sol. Je dépose mon « Les fleurs du mal » sous-estimé sur la table en lâchant un "merde" tout bas et me penche pour ramasser le couteau.

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Virgil Delano
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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Jeu 22 Oct - 1:51

Alors Sayo était son nom… Sayo, ce nom flottait dans sa tête mais ne collait pas, définitivement pas, elle semblait trop distante, tel l'ombre qui colle au mur, son nom devait inspirer le mystère, Sayo sonnait trop innocent, clair, transparent. Il allait bien trouver de quoi dans le livre. Ainsi, il ouvra le livre qu'il venait d'emprunter et il chercha, conte après conte, un personnage qui lui collerait bien, un moyen de se rappeler d'elle, autre que par le nom de Sayo, elle méritait mieux. Il feuilleta page après page, mais il ne trouvait rien qui lui collait comme il le fallait. Il referma le livre, et en l'observant, encapuchonnée, un nom résonna dans sa tête, Isis, oui cela lui allait bien, déesse magicienne, de la lune et femme du soleil, elle était l'ombre qui suit, et puis elle semblait bien aimer la mythologie égyptienne, donc le nom ne serait pas gâché sur elle. Isis était son nom. Alors qu'il était content d'avoir trouvé un nom, un bruit sec le rappela à ses sens, et il vit Isis se pencher, lâchant un « merde ». Un bruit métallique rétentit, et il s'approcha alors de Sayo pour s'assurer de son état. D'une voix coupée il demanda :

-Isis? Ça va? Tu as mal?

Après qu'elle ait reprit sa place, Virgil examina rapidement la plaie, et jugea qu'elle était tout simplement artificielle, satisfait de son diagnostique, il fit un hochement de tête en direction de Sayo et retourna à sa place. Puis il venait de réaliser qu'elle avait une dague avec elle, évidemment, cela était un détail qui lui avait échappé, mais il ne semblait pas s'en pré-occuper. Avant qu'elle retourne dans le monde imaginaire du livre, Virgil en profita pour poser une autre question :

Que lit-tu?

Le petit livre l'avait intrigué depuis un certain temps, mais il ne pouvait pas y trouver un titre au livre, donc il était bien déterminé à l'appendre.
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Sayo Akuma
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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Jeu 22 Oct - 19:02

-Isis? Ça va? Tu as mal?

Isis? Pourquoi Isis? Bon, je ne dirais rien puisqu'il avait l'air de s'inquiéter pour ma main. Le temps que je me sois redressée, il avait pris ma main pour l'inspecter. Pris pas surprise par son mouvement je retirais ma main et m'empressais de le rassurer.

-Non, je vais bien! Ça m'arrive souvent quand je ne porte pas attention... Et, c'est moins grave qu'une coupure de papier.

Rassurés, il retourne se rassoir de l'autre côté de la table. Je range le couteau dans ma poche puisqu'une coupure par jour, c'est déjà trop pour moi. Même si j'ai dit que ça m'arrive souvent, ça reste légèrement humiliant, moi qui manipule les lames depuis que j'ai 7 ans. C'est l'équivalent de Molière qui ferait une faute grammaticale de base! Possible, mais dure pour l'orgueil..

-Que lit-tu?

Cette, question me sort de mes pensées. Je regarde le garçon, puis reprends le livre devant moi comme si j'en avais oublié le nom. Regardant la couverture de cuir, quelques souvenirs me reviennent à l'esprit, m'arrachant un léger sourire. Même si celui-ci est plus usé, j'en avais une copie avant de venir ici. J'étais déçu de ne pas avoir eu la possibilité de l'apporter avec moi, mais le fait qu'un exemplaire soit ici m'avait apporté une partie de bonheur.

-« Les fleurs du mal » de Charles Baudelaire. Un recueil de poèmes. C'est une traduction bien sûre parce que je ne lis pas très bien le français. Mais il reste un des meilleurs que j'ai lue.

Je remets tranquillement le livre sur la table au cas où il voudrait le voir.

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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Ven 23 Oct - 20:51

Il lâcha un soupir de soulagement, elle allait bien, donc s’inquiéter d'avantage ne ferait aucun bien, puis il sourit, se disant qu'elle avait raison, ce n'était pas aussi pire qu'une coupure de papier, de la manière qu'elle maniait sa lame, cela devait être une simple erreur, mais il n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps quand elle parla de son livre.

Les fleurs du mal, de Charles Baudelaire, en voilà un nom qui n'entendait pas souvent, un poète du 19ème siècle, aussi connu pour ses traductions des textes d'Edgar Allan Poe, et plusieurs autres œuvres littéraire, ses critiques artistiques, ses essais sur le courant littéraire, mais il était lent. Elle en avait du goût,mais dire que c'est un des meilleurs poèmes? Il avait une préférence pour les textes classiques et moderne plutôt que contemporain, mais cela reste une question d'opinion. Puis, un petit bruit de frottement se fit entendre, Virgil leva légèrement la tête, et il vit devant lui le petit livre de cuir usé qui semblait marqué par l'usure et le temps. Avec délicatesse, il prit le livre entre ses mains, et avec des doigts habiles il ouvrit l’œuvre littéraire et il fût marqué par les caractères illisibles qui étaient dans le livre, mais de mémoire, il savait quel poème il avait affaire à. Il s'éclaircit la gorge un moment, puis, il récita le premier poème du livre, dans un français impeccable :

-« Au Lecteur,

La sottise, l'erreur, le péché, la lésine,
Occupent nos esprits et travaillent nos corps,
Et nous alimentons nos aimables remords,
Comme les mendiants nourrissent leur vermine.
Nos péchés sont têtus, nos repentirs sont lâches;
Nous nous faisons payer grassement nos aveux,
Et nous rentrons gaiement dans le chemin bourbeux,
Croyant par de vils pleurs laver toutes nos taches.
Sur l'oreiller du mal c'est Satan Trismégiste
Qui berce longuement notre esprit enchanté,
Et le riche métal de notre volonté
Est tout vaporisé par ce savant chimiste.
C'est le Diable qui tient les fils qui nous remuent!
Aux objets répugnants nous trouvons des appas;
Chaque jour vers l'Enfer nous descendons d'un pas,
Sans horreur, à travers des ténèbres qui puent.
Ainsi qu'un débauché pauvre qui baise et mange
Le sein martyrisé d'une antique catin,
Nous volons au passage un plaisir clandestin
Que nous pressons bien fort comme une vieille orange.
Serré, fourmillant, comme un million d'helminthes,
Dans nos cerveaux ribote un peuple de Démons,
Et, quand nous respirons, la Mort dans nos poumons
Descend, fleuve invisible, avec de sourdes plaintes.
Si le viol, le poison, le poignard, l'incendie,
N'ont pas encor brodé de leurs plaisants dessins
Le canevas banal de nos piteux destins,
C'est que notre âme, hélas! n'est pas assez hardie.
Mais parmi les chacals, les panthères, les lices,
Les singes, les scorpions, les vautours, les serpents,
Les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants,
Dans la ménagerie infâme de nos vices,
II en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!
Quoiqu'il ne pousse ni grands gestes ni grands cris,
Il ferait volontiers de la terre un débris
Et dans un bâillement avalerait le monde;
C'est l'Ennui! L’œil chargé d'un pleur involontaire,
II rêve d'échafauds en fumant son houka.
Tu le connais, lecteur, ce monstre délicat,
— Hypocrite lecteur, — mon semblable, — mon frère! »


Oui, il y avait une beauté cruelle dans ce poème, une accusation de la nature humaine, condamné à la naissance, il y a avait une réalité violente derrière ces vers, une haine concentré envers chaque individu qui tiendrait le livre. Il souriait, ce livre était traduit dans une langue étrangère qu'il ignorait, certainement asiatique puisqu'elle se lisait de gauche à droite plutôt que de la manière occidentale, et une citation prit place dans sa tête : Traduttore, traditore. Traducteur, traître, ou « Traduire, c'est traître ». Il y avait des subtilités seulement compréhensible par quelqu'un qui partageait la langue, il y a des critiques, des normes sociales, dans l'écriture qui perd tout leur sens dans une autre langue. Il décida de parler après ce silence :

-Il y a quelque chose d'intéressant dans ce que dit Baudelaire, nous sommes les pires des monstres selon lui, toute notion d'humanisme n'est qu'illusion et hypocrisie, que le diable brise toute notion de bien en nous, que l'innocence de l'enfant n'est un rêve nourri par les mensonges des autres.

Il prit un temps pour reprendre son souffle.

-L'existence de cette prison semble bien lui donner raison…

Oui, mais qui est à blâmer pensa-t-il, la nature humaine ou la société? Il était curieux de savoir ce que l'autre en pensait, après tout, elle semblait bien le connaître, Baudelaire.
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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Sam 24 Oct - 1:09

Il prit le livre et l'ouvrit. Je ne réussi retenir un rire intérieur en voyant son étonnement. Même si je lis et parle plusieurs langues, le japonais reste celle que je comprends le plus facilement. M'attendant à ce qu'il me redonne le bouquin je tandis la main mais me résigne quand il commence à résister le premier poème dans sa langue d'origine. Mots pour mots, parfaitement prononcer. Comme Daiki. J'écoute ses paroles avec attention même si mon regard se perd dans la brume. " ...Mais parmi les chacals, les panthères, les lices, les singes, les scorpions, les vautours, les serpents, les monstres glapissants, hurlants, grognants, rampants, dans la ménagerie infâme de nos vices, iI en est un plus laid, plus méchant, plus immonde!.. ". Comment pourrait-on mieux dire la vérité que par ces vers? Sans même que je m'en aperçoive, le jeune garçon a fini. Je garde le silence toujours perdu dans mes pensées résonnant de ses paroles voulant tellement dire pour moi.

-Il y a quelque chose d'intéressant dans ce que dit Baudelaire, nous sommes les pires des monstres selon lui, toute notion d'humanisme n'est qu'illusion et hypocrisie, que le diable brise toute notion de bien en nous, que l'innocence de l'enfant n'est un rêve nourri par les mensonges des autres.

Il fit une pause avant de terminer.

-L'existence de cette prison semble bien lui donner raison…

Quoi répondre à tout cela? J'avais la gorge nouée par les souvenirs et le regard attaché au livre.

-Il a raison en quelques sortes, l'humanité est cruel. Mais ce n'est pas à cause du diable ou d'une autre antité démoniaque. Les seuls monstres qui existent réellement sont ceux dans notre tête. Mais quand ces monstres sont plus fort que nous, on les impose aux autres et c'est comme ça que l'innocence des enfants disparet. On a tous nos démons, mais la véritable hypocrisie c'est de les imposer au autre et la véritable illusion c'est de croire qu'on est sans reproche, sans monstre. Si on est ici, c'est parce qu'on a trop supporté les démons des autres, et qu'on ne doit pas les imposer aux autres. Simplement, nos démons sont différents des autres. L'innocence existe, mais elle est rare, surtout chez la race humaine. J'ai déjà été innocente, mais ça remonte à longtemps..

Ces deux dernières phrases furent coupés par l'étranglement d'un rire puis d'un sanglot. Mais qu'est-ce que je fais. Je ne vais quand même pas pleurer pour un poème. Une petite perle d'eau se mit à glisser sur ma joue, suivit par quelques jumelles. Je penchais la tête en lâchant un soupir pour les essuyer avec ma manche. Je ris un peu malaisé, c'est rare que je pleure, encore plus devant quelqu'un.

-Pardonne-moi.. C'est, c'est pas...

Je ne savais pas quoi dire, autant à cause de ma gène que de mon esprit embrumé par le chagrin. La frustration me gagne, mais pas contre lui,  contre moi. Mon coeur résonne dans ma tête, mais je dois rester calme. Je ris encore un peu en essuyant mes joues;

-Tu sais, la dernière fois que quelqu'un m'a récité ça, il s'est fait égorger quelques heures après.

C'était étrange dire ça à haute voix et ça devait l'être encore plus de l'entendre.. Je mis ma main devant ma bouche et me mordis la jointure de l'index, malaisé.

-Désolé, ce n'est pas quelque chose qui se dit comme ça. Je, je n'aurais pas dû. Pardon...

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MessageSujet: Re: [RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire Dim 25 Oct - 0:21

Virgil attendait sa réponse, elle semblait perdu, brumeuse et triste, mais néanmoins, sa voix trouva tout de même la force nécessaire pour pouvoir se faire entendre :

-Il a raison en quelques sortes, l'humanité est cruel. Mais ce n'est pas à cause du diable ou d'une autre entité démoniaque. Les seuls monstres qui existent réellement sont ceux dans notre tête. Mais quand ces monstres sont plus fort que nous, on les impose aux autres et c'est comme ça que l'innocence des enfants disparet. On a tous nos démons, mais la véritable hypocrisie c'est de les imposer au autre et la véritable illusion c'est de croire qu'on est sans reproche, sans monstre. Si on est ici, c'est parce qu'on a trop supporté les démons des autres, et qu'on ne doit pas les imposer aux autres. Simplement, nos démons sont différents des autres. L'innocence existe, mais elle est rare, surtout chez la race humaine. J'ai déjà été innocente, mais ça remonte à longtemps..

Un sourire apparut sur ses lèvres, non à cause de la tristesse dégagé, mais par les propos entretenu par Isis, il y avait beaucoup de points dont il pouvait contester les sens. Si le « diable » est nous même, ou plutôt les monstres en nous, qu'en est l'origine? Nous-même ou les autres? C'était une question qui remettait en cause la théorie que les monstres pouvaient l'emporter sur notre propre volonté, il n'y as pas besoin d'avoir de monstres autre que l'humain lui-même. L'hypocrisie est de prétendre à la divinité, quand nous sommes le diable pour nous même, Homi Homini Lupus, l'homme est un loup pour l'homme. Imposer nos monstres sur les autres brisent l'innocence, mais la simple nature brise cette innocence, le prédateur qui chasse sa proie est naturel, mais pourtant, elle brise toute notion d'innocence, de pureté puisque la mort existe chez les animaux, même la tuerie pour survie est la base même de la nature… Croire que l'on est sans reproche n'est pas la plus grande illusion, même les plus déments peuvent justifier leurs actions, se croyant ainsi sans reproche, mais leur actions en restent pas plus vertueuse et moins condamnable. Il y avait des propos intéressants, mais débattre philosphie l'intéressait, alors qu'il avait préparé son argumentation, quelque chose le sortit de sa stupeur, de sa bulle, un petit rire suivit par un sanglot, un pleure, elle pleurait doucement, puis elle se reprit un petit instant, en s'essuyant ses yeux avec sa manche. Elle eut un petit rire malaisé, et cela eu pour effet de calmer Virgil, qui se mit à rêvasser momentanément, souriant avec empathie, mais une voix étranglée se fit attendre de la figure encapuchonnée :

--Pardonne-moi.. C'est, c'est pas...

Avant qu'il puisse placer un mot, elle continua sur sa lancée. Comme si un énorme poids se libérait d'elle-même, il y avait ici une émotion qui lui donnait une impression d'innocence, non c'était de l'innocence, il en était convaincu, un sentiment vrai et noble, c'était une expérience riche d'humilité pour lui, et pour elle, mais le poids était finalement libre, et Isis l’extériorisa :  

-Tu sais, la dernière fois que quelqu'un m'a récité ça, il s'est fait égorger quelques heures après.

Ces mots lourds résonnèrent en chœur dans le crâne de Virgil, à chaque fois ils prenaient de l'ampleur, se déformant peu à peu pour devenir une vrai cacophonie, son regard se perdit dans une hallucination, devant lui un homme sans visage se faisait égorger en répétition, tout de gris, sauf pour le sang qui coulait nonchalamment du coup de la victime, et le cycle se répétait. Puis, les pleurs de la jeune fille le ramena à la réalité, le souffle court, il regarda autour de lui. Tout était réel, il reprenait son souffle, la mort était bien présente partout pensa-t-il. Puis il regarda Isis, la mort côtoie chacun d'entre nous ici, c'est une vérité qu'il ne pouvait ignorer, mais après mûre réflexion, il se remit à sourire,  et il dit avec certitude, non, avec le fait indéniable qu'il avait raison :

-J'espère pas que cela va m'arriver, autant pour ne pas mourir que de faire revivre un passé sanglant aux autres.

Il passa sa main ganté droite dans ses cheveux, les frottant avec vigueur, puis il surenchéri :

-Le meilleur moyen que d'honorer les morts est de vivre. Faire autrement serait de les trahir eux et leur sacrifices, pas vrai? Alors chéri ce poème car il est le leg de celui qui te l'a récité autrefois. Toutefois, mes sympathies...

Puis calmement, il se mit à lire le livre devant lui.
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[RP: Virgil, Sayo Akuma] L'Étranger et la Tortionnaire

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