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Un pensionnat dans une prison... Une nouvelle directrice psychopathe...
 

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 Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha]

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MessageSujet: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Ven 18 Avr - 23:15

Deux jours. Cela fait seulement deux jours que je suis arrivée. Deux jours que j'ai vu ma liberté s'envoler à nouveau, alors qu'elle était là, à porter de bras. Quitter une camisole pour se retrouver enfermer à nouveau. Il y a quand même un point positif : Ma cellule est beaucoup plus vaste que toutes celles que j'ai pu avoir jusqu'ici, et je ne suis pas entravée. Au final, je n'ai jamais été aussi libre. Je passe mes journées le plus loin possible des endroits d'où la chaleur se dégage, et depuis mon arrivée, la température de l'île n'a guère dépassé les zéro degré. Tant mieux ! Je ne tiens pas à mourir, brûlée vive, comme une vulgaire sorcière du moyen-âge.

Et si mes parents me voyaient ! Ils seraient terrifiés, ça ne fait aucun doute. Me laisser en liberté ? Moi ? Je ne peux retenir un rire. Au final, ma condition ne me déplaît pas plus que ça. Je suis à l'air libre, même si je ne peux pas aller là où je souhaiterais me rendre. L'Alaska, le Canada m'ont l'air d'être des pays merveilleux. Je rêve d'y aller depuis toujours. Et je m'accroche à ce rêve, parce qu'un jour, je serais libre. Oui, après dix-huit ans de captivité, je serais enfin délivrée, libérée des chaînes pesantes et brûlantes d'un présent et d'un avenir que je ne contrôle pas.

Brusquement, je m'arrête, fauchée en pleine réflexion. Mes bras ballottent dans le vide, et mon corps se tend, tremble. Je ne sais par quel miracle mes jambes me retiennent. Mais tout ceci ne dure qu'une seconde. Je me reprends, avance encore. Un pas, deux pas. Stop. Ne tombe pas. J'ouvre les bras. Devant moi, l'immensité du monde, la beauté de l'infinie se sont ouverts. La terre court sous mes pieds, s'arrête brusquement pour laisser place au vide. Nouveau frisson. Nouvelle injection d'adrénaline. Mes pieds dépassent du bord de la falaise.

Je m'accroupis en silence, en équilibre parfait, prête à tomber à tout instant. Le froid m'envahit, caresse ma peau, s'engouffre jusqu'à mon âme. Je ferme les yeux. Tout est parfait. Un courant d'air remonte du pied de la falaise, fait voler les petits cheveux qui ne sont pas pris au piège avec le reste. J'aurais pu rester là pendant des heures entière. Oui, si seulement... Si seulement je ne l'avais pas sentie. La chaleur caractéristique qu'un être humain dégage. Que je sens à plusieurs mètres à la ronde. La brûlure est encore supportable. De la glace se forme là où mes pieds touchent le sol. Je décide de ne pas bouger. Pas encore.

- Qui es-tu ?
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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Sam 19 Avr - 1:06


Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.
PV : Sasha Hastings




J'étais sur mon lit allongée sur le ventre, la couverture sur le dos et un petit livre à la main. Je feuilletais mon livret de souvenirs de mon ancienne vie. Plusieurs photos y étaient, des dessins, des prénoms, des amis. Depuis mon arrivée dans cette prison, j'ai l'impression de me retrouver seule et d'avoir au final tout perdu alors que l'idée me plaisait bien d'être internée dans ce trou à rat. Mais je ne suis pas faite pour la solitude, en même temps cette sensation triste m'envahissais tout le corps. J'ai fermé mon petit livre sur la dernière page avec une photo de mon ancienne meilleure amie. Et j'ai plongé la tête dans le matelas. Depuis quelques jours, ce démon de solitude me troublait dans mon quotidien, je crois que c'était le moment de me ressaisir et peut-être prendre l'air et un coup de froid pour me remettre les idées en place. J'ai tellement de facilité à discuter, rire, m'amuser et faire la fête et voir le bon côté des choses, ce n'était vraiment pas le moment de sombrer ici. Je me suis levée rapidement, cachant mon petit livre sous le coussin. J'ai enfilé une tenue chaude dont un pull rose avec une jupe noire assortie à des collants. Après quelques minutes de préparation, je suis sortie de la pièce pour me rendre directement dehors. Il faisait vraiment froid et on pouvait facilement le remarquer en voyant la buée s’échapper de ma bouche. J'ai traversé le portail en chantonnant pour me remonter ce moral qui se trouvait bien bas. Je me suis arrêtée vers le trottoir levant les yeux vers cette falaise situé non loin et qui se faisait remarquer avec sa hauteur. J'allais jouer l'aventurière, c'était une journée où je devais nettoyer mon esprit, et là-bas j'allais être dans l'air frais.

J'étais en train de marcher sur cette longue pente, je tenais fermement mon écharpe vers la bouche, le vent soufflait fort et ce n'était vraiment pas agréable pour les oreilles et mon petit nez qui était devenu tout rouge avec ce froid glacial. Pour me remettre les idées en place ça ne pouvait que fonctionner, mais je ne supportais pas du tout cette chaleur, alors j'ai commencé à activé cette lumière rouge autour de mes mains faisant attention à ne rien toucher au risque de mettre le feu. Je continuais ma petite promenade en continuant de monter le temps que mes mains prennent une chaleur plus au moins supportable pour mes membres froids. Bizarrement, je me sentais reposée et détendue ans ce silence, il y avait que moi, et le vent. Ce n'était pas du tout dans mes habitudes d'être aussi calme et pensive, mais certainement que des fois ça ne fait pas de mal de se remettre en question. Mais ce qui était sûr quand j'irais mieux, je n'allais pas hésiter à faire la fête et me donner un coup pour reprendre ce quotidien agité et festival. La chaleur de mes mains me faisait vraiment du bien, je me trouvais pratiquement en haut de cette falaise, mais j'ai été surprise de me rendre compte que je n'étais pas réellement seule dans le coin. Une demoiselle à la chevelure aussi blonde que la mienne se trouvait au rebord de la falaise. J'ai été à moitié choquée de entrevoir une étrange couche blanche et vitrée sortir de ses pieds. Elle avait peut-être un don elle aussi ? Une femme sortie tout droit de la brume afin de venir faire sa vie ici certainement, mais je ne l'avais encore jamais vue dans mes souvenirs. Je me trouvais à quelques mètres d'elle, en remarquant qu'elle avait vu ma présence, j'ai stoppé ma magie et je me suis arrêtée net sur mes mouvements.

« Je... »

J'avais peur de l’effrayer mais j'avais aussi peur de ses attentions, pourquoi était-elle au rebord de cette falaise aussi haute ? C'était dangereux, et sur le moment, je me suis imaginée plusieurs scène possible, mais voulait-elle en terminer avec la vie pour se retrouver aussi proche de la mort ? Il y avait certes la mer en dessous, plutôt agitée aujourd'hui, mais il y avait aussi des roches pointues, juste à l'idée de me faire des films, les frissons me montaient le haut du dos. J'étais assez près d'elle donc sans hésiter, et au lieu de me poser cent mille questions encore et encore, je me suis vite approchée d'elle en attrapant son bras fermement avec mes mains qui étaient encore légèrement tièdes.

« S'il te plaît ne fais pas de conneries que tu risques de regretter... »

J'avais l'impression de faire ma psychologue du jour, mais je ne pouvais pas laisser quelqu'un faire une chose aussi atroce que se tuer le haut d'une falaise, je ne connaissais pas ses envies, ou ce qu'elle était réellement en train de faire ou encore ce qu'elle ressentait dans son cœur et dans sa tête, mais je ne voulais pas avoir de regrets. Je n'étais pas dans mon assiette pour ce début de matinée, mais cette rencontre pouvait peut-être changer le cours du destin de cette journée. En étant plus proche je pouvais remarquer son visage attirant ainsi que ses iris d'un magnifique bleu, il fallait le dire, elle était à croquer...



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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Dim 20 Avr - 20:21

Le vide a un pouvoir aussi merveilleux qu'effrayant. Un pouvoir d'attraction, qui défie toutes les lois jusqu'à lors énoncées. Un pouvoir dangereux, qui vous fait passer de l'autre côté en un instant. Un. Deux. Trois. Quatre. Passer de vie à trépas, d'un printemps aux milles couleurs à un hiver de solitude et de mort. Et c'est ça qui est intrigant pour l'espèce humaine. La mort nous attire comme la lumière attire un papillon. C'est dangereux, effrayant, et pourtant, on ne peut s'empêcher d'essayer de la toucher du bout des doigts, sans réellement s'inquiéter des conséquences.

Le bruit des vagues, du vent. L'odeur de la neige qui menace de s'abattre sur la terre battue. L'air glacée qui secoue mes cheveux et prend possession de mon corps seulement couvert d'une robe sans manche. Je suis là, accroupie face au vide, inconsciente peut être, qu'un moment d'inattention me serait fatal. Inconsciente aussi que je ne suis que dans un équilibre précaire, et qu'une seule bourrasque de vent un peu trop forte, un sursaut, un éclat de rire, et mon corps de glace irait se briser sur les rochers recouverts d'écume et de vase.

Peut être est-ce parce que je n'en suis pas consciente que je ne m'attends pas à ça. Que je ne m'attends pas à ce qu'elle s'approche encore. Qu'elle croit que je veux sauter. Que pour moi la mort est une solution valable. Lorsque ses mains se posent sur ma peau, je ne réagis pas immédiatement. Elle me traîne hors du champs d'attraction du vide. La brûlure vive paralyse mon corps. Je sens ma peau, qui est à vif. Une boule me prend à la gorge. La douleur est insupportable. Et pourtant, je dois reconnaître que ce n'est pas pire que ce qu'ils m'ont fait subir.

- S'il te plaît ne fais pas de conneries que tu risques de regretter...

Je reste immobile pendant des secondes qui me semblent être une éternité. Je sens les cloques et les marques de brûlure sur mon bras. Pourtant je suis trop secouée pour réagir. Je suffoque, je n'arrive plus à prendre mes repères. Cette instant d'égarement m'ôte absolument toute sensation liée à la réalité. Je flotte au-dessus du sol, la glace devient mon unique point de rattachement avec ce qui m'entoure. Elle m'emprisonne peu à peu, devient maîtresse de mon âme. Et puis soudain, plus rien. Je sens les craquèlements, quelques parts au fond de moi.

Et l'instant d'après, je suis happée par la réalité. Une vive douleur me cuit le bras. Je me redresse, et mets une distance respectable entre moi et la jeune fille aux mains chaudes. La température chute encore, et je pose ma main sur ma peau meurtrie. Je détaille rapidement la fille qui a cru bon de me tirer de ma méditation, et de ma contemplation des horizons. Je la fixe dans les yeux, et dans un même mouvement, m'accroupis. Une épaisse couche de neige recouvre le sol par endroit. J'en prends dans ma main, et l'applique sur mon bras brûlé.

- Le vide ne me fait pas peur. Après tout, il est présent dans chacun de nous.

Je ne trouve pas utile de dire quoi que ce soit à propos des cloques blanches qui m'acculent mon bras, à l'endroit où sa main m'a touchée. Après tout, je ne suis même pas sûre qu'elle est remarquée. Ce n'est pas courant de trouver quelqu'un que la chaleur humaine brûle et détruit peu à peu, que même le soleil en hiver blesse et qui n'est destinée à vivre que dans un hiver sans fin.
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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Mar 22 Avr - 15:11


Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.
PV : Sasha Hastings




Son regard était vide, elle avait l'air même triste et sans vie, j'étais comme elle aujourd’hui, je me sentais malheureuse mais surtout seule, peut-être que c'était ça ce qu'elle ressentait au fond d'elle, peut-être que la solitude l'avait rattrapé, et si elle avait juste besoin de quelqu'un, juste une seule personne pour pouvoir l'a rattraper et l'empêcher de se faire du mal. Il se trouve que peut-être cette personne c'était moi aujourd'hui, mais est-ce que j'allais vraiment pouvoir l'aider ? L'a sortir de ce fardeau dont j’ignore les circonstances.

Je tenais son bras, il est vrai que j'avais peur, peur pour elle et ses attentions qui pouvaient être négatives. Je ne voulais pas assister à ça, je n'étais pas venue ici surtout pour voir une telle atrocité se passer devant mes yeux. J'aurais regretter de n'avoir rien fait, ou même ne pas tenter de l'en empêcher à faire le pas vers le vide. Son visage ne me disait donc rien, j'avais une envie de lui caresser les cheveux à ce moment là, ils avaient l'air si doux, et je voulais peut-être sans me rendre compte apaiser sa peur. Son bras sous ma main était froid, voir même congelé. Vu comme elle était vêtue elle ne craignait vraiment pas le froid qui s’abattait sur nous sur le haut de cette falaise protégé de rien du tout. Ou peut-être qu'elle voulait porter une tenue magnifique pour sa mort... Non qu'elle idée absurde.

Après quelques secondes, elle s'est retirée de mon étreinte en reculant doucement. Je n'ai pas cherché à la reprendre ou la retenir de ses actions. J'ai fini par regarder ce qui se passait autour de nous, avait-elle aussi un don étrange comme toutes ces personnes qui se trouvaient dans la pension où je cohabitais avec eux depuis peu ? Ce qui était certain, c'est que je n'hallucinais pas, c'était bien réel ce qui se passait devant moi. Elle se trouvait accroupie, je ne savais pas réellement quoi faire. Voulait-elle de l'aide, un appui ou une envie de se confier ? Je ne savais rien, mais je voulais le découvrir. J'étais dans un état triste aujourd'hui ce qui ne me ressemblait pas du tout, j'avais peut-être ce besoin de venir en aide d'une autre personne pour m'enlever cette tristesse qui sombrait dans mon cœur.

J'ai été surprise d'entendre sa voix, une voix glacialement jolie et attirante, cette fille m’intéressait, et surtout, elle m'intriguait. Que venait-elle faire ici seule, cette question était idiote, j'étais aussi seule à cet endroit pour me changer les idées, me retirer cette haine qui me rongeait en moi, cette solitude que je voulais perdre à tout prix. Mais elle avait énormément de mystère autour d'elle. Je me suis aussi accroupie au près d'elle doucement pour être à sa hauteur.

« Non, tu te trompes, la vie n'est pas en chacun de nous, il faut juste trouver les bonnes personnes pour le combler. »

J'ai retiré ma veste qui contenait la chaleur de mon corps, cette fois je n'allais pas m'imposer, je le lui ai tendue vers sa direction attendant un retour de sa part.

« Je ne sais pas réellement ce qu'il se passe, mais je suis là si tu as besoin... »



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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Mar 22 Avr - 18:09

- Non, tu te trompes, le vide n'est pas en chacun de nous, il faut juste trouver les bonnes personnes pour le combler. Je ne sais pas réellement ce qu'il se passe, mais je suis là si tu as besoin...

Je la regarde avec une drôle d'expression, et pour la première fois, je prends réellement le temps de la détailler. Elle est jolie. Un visage aux traits fins, l'air d'une personne assurée, qui à mille et un tours dans son sac. Pourtant, ses yeux racontent une toute autre histoire. J'y vois de la mélancolie, de la curiosité, et surtout, de la beauté. Cette fille a quelque chose d'intrigant, et c'est sans nul doute la raison qui me pousse à la regarder, la main tendue en ma direction, m'offrant sa veste brûlante de chaleur humaine. Je ne recule pas, malgré la douleur qui m'écrase sous son poids. Je décide d'ignorer son geste pour le moment.

Je pose mes mains sur le sol, tenant en équilibre. De petits flocons de cotons recommencent à chuter des nuages livides. J'accueille chacun d'entre eux sur ma peau avec un frisson de soulagement. La jeune fille en face de moi tremble de froid. Il faut dire que la température ne doit pas être idéale pour tous le monde. Je n'ai jamais su ce que représentait l'idée de froid pour les personnes normales. Pour moi, il s'agit de la meilleure chose sur Terre. Mais les autres en souffrent, en meurent. Ils aiment la chaleur d'un bon feu, le contact de l'eau à plus de vingt-cinq degrés sur leur peau, la soupe et toutes ces choses qui me cause tant de tort.

- Mais en comblant un vide, un autre nous apparaît. L'humain est ainsi fait qu'il désire toujours ce qu'il ne peut pas avoir. Alors quand un manque n'en est plus un, on trouve autre chose à désirer.

Le silence reprend son droit, mais il n'est pas pesant, comme on pourrait le penser. Au contraire, il est presque apaisant, réconfortant. C'est ce silence que deux personnes qui se connaissent depuis toujours n'ont plus besoin de combler. Ce silence qu'elles accueillent avec enthousiasme, savourant simplement la présence de l'autre. Et pourtant, je ne connais même pas le prénom de cette fille. Je remarque qu'elle a toujours la main tendue avec sa veste. Je souris, me redresse avec grâce. Après une seconde d'hésitation, j'attrape le vêtement. Douleur atroce. Insupportable. Je serre les dents, mon sourire ne failli pas. Au lieu de le mettre sur mes épaules, j'avance jusqu'à être derrière elle, et laisse la veste tomber délicatement sur son dos.

- Je te remercie, soufflai-je, mais garde-la. Tu en as plus besoin que moi. Je n'aime pas la chaleur.

Ne pas aimer est un doux euphémisme. Mais je ne veux pas dévoiler mes points faibles à quelqu'un que je ne connais pas. Je ne pense pas qu'elle me veuille du mal d'une quelconque façon : elle a même proposé de m'aider. Et je dois avouer que je suis toucher par ses mots. Mais le temps que j'ai passé enfermée, aux prises d'hommes en qui j'avais confiance, m'a servi de leçon.

Sans rien perdre de ma grâce, je m'accroupis encore, face à elle, et plonge mes mains brûlée dans la neige. Mon bras me brûle toujours, mais ce n'est rien d'insurmontable. Le froid fait déjà cicatriser la lésion. Je ne veux pas qu'elle me pose davantage de question sur mon intolérance à la chaleur pour le moment - même si cela semble quasiment inévitable. Je décide alors de changer de sujet.

- Je suis désolée, je ne me suis pas présentée. Sasha. Sasha Hastings. Je viens d'arriver au pensionnat. A qui ai-je l'honneur ?
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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Jeu 24 Avr - 3:51


Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.
PV : Sasha Hastings




J'avais froid, très froid, mais je le lui tendais toujours ma veste dans sa direction, je ne sais pas ce qui me poussait réellement à rester ici avec elle, une inconnue. C'était comme si une voix m'y obligeait à être au près de cette fille, comme si je pouvais lui en venir en aide et apaiser ma propre douleur, c'était presque égoïste de penser ainsi, mais je ne cachais pas que ma curiosité prenait le dessus aussi. Quand j'ai remarqué son mouvement avec ses mains, je pensais qu'elle allait saisir mon offre, mais j'ai été une nouvelle fois surprise de voir de petits flocons de neige tomber autour d'elle, cette fois-ci ça ne faisait aucun doute, elle avait bien des pouvoir relié à la neige, le froid. J'ai froncé les sourcils sur ses paroles, je n'étais pas d'accord, en tout cas pour ma part. Je trouvais toujours quelque chose pour combler les vides qui peuvent apparaître en moi, je fais toujours le nécessaire pour ne pas tomber dans le gouffre de peur de ne plus en sortir. C'était même pour ça que j'étais aujourd'hui présente à cet endroit. J'ai même l'impression de toujours avoir ce que je souhaite en fin de compte, peut-être qu'il est ainsi mon destin. Je pensais me retrouver seule pour la journée entière, j'avais même perdue une partie de moi en ayant plus ma meilleure amie à mes côtés, et j'avais cette illusion que cette fille était la personne pour combler le vide que j'avais pour ce jour là. Quand je manque de quelque chose, je me mets à voler, quand je suis triste, j'essaie de rire, de faire sourire ou voir le bon côté des choses. C'est ainsi que tout le monde devrait voir leur vie, positivement, sans même se rendre compte, cette demoiselle m'avait rendu mon sourire, qui était bien mon vide depuis quelques heures, voir même quelques jours.


Puis son geste m'avait fait plaisir, voir même réconforté, c'est comme si elle venait de me chouchouter en me redonnant ma veste, j'avais évidemment très froid, je n'ai pas tardé à l'enfiler, c'était un peu gênant vu qu'à la base c'était pour elle cette chaleur, mais sa phrase m'avait surprise, comment ne pas aimer la chaleur, c'est tellement agréable, c'est apaisant, en fait, je déteste le froid. Si ce n'était pas pour me changer les idées, je serais restée au lit bien au chaud avec un bon chocolat chaud et de bon cookies sortis du four rien que pour moi, juste à l'idée de penser à la sensation que ça me ferait de croquer dans un bon cookie, j'en oubliais presque la température qui était autour de nous.

« Merci à toi ! »

Elle était revenue face à moi, l'a voyant glisser ses mains dans la fine couche de neige qu'elle avait fait apparaître tout à l'heure, je me suis mise à me questionner, était-elle tout simplement vulnérable à la chaleur ? Mais si c'était bien cela, c'est que sans me rendre compte je pouvais l'a blesser... J'ai baissé la tête doucement vers le sol. Les questions dans ma bouche se mélangèrent et n'attendaient que d'être posées. Mais elle m'a coupé dans mes pensées en se présentant, qu'elle idiote, avec tout ce qui venait de se passer, je n'avais pas pris le temps de le faire, et je n'étais même pas étonnée de l'entendre mentionner le mot ''pensionnat''.

« Je suis enchantée Sasha, c'est super cool comme prénom, pour ma part je me nomme Ludivine, mais tu peux me nommer par mon surnom Lulu. »

Je lui ai adressé un grand sourire et j'ai poursuivis.

« C'est vraiment génial, eh bien dis toi que tu as une nouvelle amie, si tu es d'accord que j'aie le privilège d'avoir ce grade bien entendu ! »

Cette fois-ci je me suis assise par terre en croisant les jambes. Je pouvais très bien lui parler de pourquoi et comment elle a atterrie ici dans ce pensionnat, quel a été son passée, ou encore son pouvoir, qu'est-ce qu'elle pouvait encore faire mise à part être en lien avec la neige. J'allais prendre mon temps pour ne pas précipité les questions ennuyeuses. J'ai enfilé ma main dans ma poche et j'ai sorti mon téléphone portable avec ses écouteurs. Je suis allée rapidement sur la bibliothèque des sons, j'ai retiré les écouteurs et j'ai mis une musique dans le style était techno.

« Tu aimes bien ce genre de musique ? J'adoooooore ça moi ! Je trouve que ça me défoule bien, tu aimes danser aussi ? »



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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Jeu 24 Avr - 14:44

Elle s'appelle Ludivine. Je ne saurais expliquer pourquoi, mais il m'est agréable. Je n'ai jamais croisé de policiers qui s'appelaient Ludivine. Alors elle doit être gentille. Il n'y a que les policiers et les adultes qui peuvent me faire du mal. C'est un peu naïf comme façon de voir les choses. Et d'un autre côté, je classais directement la personne adulte dans la case "méchant". J'allais peut être en devenir une à mon tour, mais je reste persuadée qu'ils sont tous foncièrement mauvais. Tout ceux que j'ai rencontré jusqu'à lors voulait me faire du mal. Pas Volsung, c'est vrai. Mais il y a toujours une exception pour confirmer une règle générale.
- C'est vraiment génial, eh bien dis toi que tu as une nouvelle amie, si tu es d'accord que j'aie le privilège d'avoir ce grade bien entendu !

Je reste figée. Une amie ? On ne se connait pas depuis longtemps, et il est vrai que je n'ai pas rencontré beaucoup de gens au cours de ma vie. C'est peut être une des raisons pour laquelle je n'ai jamais eu aucun ami auparavant. Oh si. Mon meilleur ami, c'est le froid. Le seul qui m'ait tenu compagnie, le seul qui ait su me prendre dans ses bras lorsque j'étais triste, qui me consolait lorsque je me réveillais d'un cauchemar, au beau milieu de la nuit. Alors non, je ne sais pas ce que c'est d'avoir une amie. Sa proposition me réjouit autant qu'elle m'effraie. Je me contente d’acquiescer timidement.

Je ne sais pas comment me comporter, ce que je dois faire pour être une bonne amie. Je ne sais pas si elle attend des choses de moi, si je dois simplement rester moi-même. Je frissonne, et après un silence, un sourire timide apparut sur mon visage presque aussi blanc que la neige qui tombait du ciel. J'ouvre la bouche, prête à dire quelque chose, mais je me ravise au dernier moment. Fort heureusement, elle n'a rien vu, occupée à chercher quelque chose. Elle en sort un portable, ainsi que des écouteurs. Après quelques secondes, une musique s'élève dans l'air.

- Tu aimes bien ce genre de musique ? J'adoooooore ça moi ! Je trouve que ça me défoule bien, tu aimes danser aussi ?

J'adore danser. En réalité, c'est ce que je faisais le plus souvent, enfermée dans mon palais de glace. Mais ça fait maintenant plus d'un an que je ne me suis plus exercée. J'ai dû perdre en souplesse et en force. Cette idée me démoralise. Tout ces efforts, toutes ces heures d'entraînements, qui se sont vues réduites à néant par quelques hommes sadiques qui ont sûrement dû refouler leurs pulsions le temps d'une vie entière. Mais je ne peux pas leur en vouloir, malgré tout. Parce que rien de tout cela ne serait arrivé si je n'avais pas eu mes parents. Tout aurait été différent pour moi. J'aurais sans doute eu une chance de m'en sortir. Mais je crois qu'il est trop tard, à présent.

- Je ne connais pas ce genre de musique. La seule musique que j'ai pu entendre, c'est celle classique qui passe à la radio. J'aime beaucoup. Comment est-ce que ça s'appelle ? En tout cas, j'ai toujours aimé danser. C'est l'art de s'exprimer avec son corps. Mais ça fait longtemps que je n'ai plus pratiqué...

Et comme pour illustrer mes paroles, je me lève, et suivant le rythme de la musique, et celui des flocons qui tombent toujours, je me met à tournoyer en riant. Je fais une petite courbette devant Ludivine pour l'inviter à me rejoindre, et à danser avec moi. Je tends ma main, mais me rappelle au dernier moment que je ne peux pas la toucher. Je replis alors mon bras contre ma poitrine, et tente de conserver mon sourire, afin de ne pas gâcher notre première danse.
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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Sam 26 Avr - 0:47


Si la vie te donnes une centaine de raisons de pleurer, montre à la vie que tu as un milliers de raisons de sourire.
PV : Sasha Hastings




Je réagissais comme une vraie amie avec elle, je ne savais pas si je précipitais vraiment les choses ou non, mais c'était en tout cas une sensation agréable. Comme si un vide justement venait d'être comblé. C'était aussi naturelle chez moi de me sentir à l'aise avec n'importe quel individu, et je sentais qu'avec Sasha le courant passait très bien, même si celui-ci était glacial. En parlant du froid, ma peau était fraîche comme la neige qui entourait Sasha, mais passer ce temps avec elle me faisait oublier que j'avais froid, mais surtout le plus important, oublier mes petits soucis que j'avais en tête quelques heures en arrière. Mais j'ai été interpellé par sa phrase, elle ne connaissait pas ce genre de musique ? C'était pourtant de la musique qui était pas mal écouté par des jeunes du même âge que nous. Elle devait cacher un gros secret, et je voulais à tout prix le découvrir. Ma curiosité me pesait. Mais je ne devais pas le lui montrer, je ne voulais surtout pas l’effrayer ou jouer la curieuse qui veut juste tout savoir et rien d'autre.

« Eh bien... C'est un style que j'aime beaucoup, on appelle ça de la techno, on en danse souvent dans des soirées ou des discothèques. »

Je n'étais pas non plus une accro aux boites de nuits, mais je me débrouillais tout le temps pour y entrer sans problème, une fausse carte d’identité, et le tour était joué. Mais je n'étais plus retournée depuis mon arrivée ici, et surtout il se trouve que je me rendais en boite de nuit seulement en compagnie de ma meilleure amie, mais ça, c'était avant. J'ai été surprise de voir Sasha se redresser pour commencer à danser sur la chanson que je venais de mettre. Je la pensais plutôt timide et donc je ne m'imaginais pas une seconde de la voir prendre l'initiative d'ouvrir le bal. Elle était vraiment jolie et mignonne à la fois sur ses pas de danse. On dirait qu'elle avait ceci dans la peau, et si je pouvais m'approcher sans crainte vers elle, je serais déjà en train de danser contre elle... J'avais remarqué son invitation justement, mais elle avait très vite ramené sa main vers elle, j'avais compris que je ne pouvais pas directement la toucher avec ma main, mais je ne comprenais pas encore pourquoi. Peut-être qu'elle était faible à mon pouvoir, ou il y avait un lien avec ce froid et cette neige. Je n'étais pas très futée pour tirer des conclusions. Alors je me suis décidée de cesser quelques minutes ce questionnement sans fin, et de me lever pour la rejoindre dans cette danse. Cette danse qui allait s'ouvrir sur une grande amitié, je l’espérais en tout cas. Je gardais un peu mes distances sans trop m’éloigner, j'avais déposé mon téléphone à terre de façon que le son y sorte comme il faut. J'adorais danser, et à ce que je voyais, elle aussi appréciait la danse.

« Tu te débrouilles bien pour une première danse sur ce style de chanson, surtout si tu ne connaissais pas. »

Mon sourire était figé, comme si je ne pouvais plus le retirer, cette danse, cette rencontre, cette fille m'avait rendu mon sourire perdu. Je riais avec une joie au maximum, je me suis baissé pour ramasser dans mes mains de la neige qui se trouvait autour de Sasha et je l'ai lancé en l'air comme si c'était plusieurs pétales de fleurs. Je ne lâchais pas du regard Sasha, elle était ravissante...


[Désolée, je n'avais pas trop d'inspiration sur ce coup là...!]



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MessageSujet: Re: Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha] Dim 27 Avr - 22:32

Il y avait les nuages. Si nombreux dans le ciel, ils courraient tel un troupeau apaisé, qui n'a d'autres préoccupations que de savoir où le vent le portera. J'aimerais être comme eux. Voyager plus loin encore que le bout du monde, accompagner les grandes voiles des bateaux et le vol des oiseaux. J'aimerais pouvoir regarder au loin et me dire que je ne vois pas la limite, que le ciel m'est infini. Tous les champs des possibles sont à ma porter, que l'impossible ne l'est plus. Sentir les embruns de la mer, le souffle glacial des courants d'airs. Et ne plus m'arrêter.

Il y avait ce sourire. Sur son visage aux milles malices, encadré par ses cheveux d'or soigneusement rangés sur son crâne. Le sourire d'une femme donne des ailes à l'homme amoureux. Ton sourire réchauffe mon cœur de glace. Mais cette fois, je ne ressens plus de douleur. Je n'ai pas peur non plus. Parce que pour la première fois, je sais que je ne suis plus seule. Ton sourire est promesse d'éternité et de compagnie. Tu es mon amie.

Il y avait mon corps meurtri. Déjà brûlé au niveau du bras et de mes mains. Ce corps que je hais tant. Qui ne supporte pas le moindre contact avec la chaleur. Huit degrés et demi. Je suis brûlée. Alors je fais tomber la neige, et le froid s'abat. On associe souvent le froid au mal, aux ténèbres. Mais je ne suis pas quelqu'un de mauvais. N'est-ce pas ? Dis le moi. Le sang qui ne partira jamais sur mes mains n'est pas la preuve que je suis le diable. Ce n'était pas moi le problème. Ce n'était pas moi.

Et la rage l'emporte sur ma danse, je glisse sur la glace, m'emmêle les pieds, et tombe sur Ludivine. Je ne réagis pas immédiatement. La douleur se fait attendre. Je l'attends presque avec impatience. Il y a cette seconde de flottement, comme lors d'un match de basket. La seconde durant laquelle on ne sait pas si le ballon va entrer dans le panier. Et la foule crie, en délire. La douleur s'empare de moi. Je hurle.

Je profite d'un moment de lucidité pour me dégager de ce contact mortel pour moi. Les marques de brûlures sont clairement visibles à présent. Et je me maudis, d'être aussi imprudente, d'avoir cru une seconde que cette fille pourrait être mon amie et que je n'aurait aucun souci. Je me hais d'être naïve au point de croire que ma malédiction ne deviendra pas un handicap loin de mon palais de glace. Et lorsque ce sera l'été, que ferai-je ? Rester confinée dans ma "chambre" pendant des mois entiers, à l'abri de la chaleur destructrice ?

Et en attendant, jamais un contact, jamais un geste vers les personnes que j'apprécie. Seul un silence de glace. La distance liée à la prudence. Reste éloignée et vie. Approche toi et meurs. Les brûlures qui recouvrent mon corps en sont l'exemple parfait. Elles ne sont pas graves. Heureusement que le froid a refroidit l'épiderme de Ludivine. Cependant, des marques rouges maculent ma peau, à vif. Je décide que je lui dois des explications, tandis que je m'allonge dans la neige.

- Je suis désolée. Cette malédiction me pèse depuis toujours. Seul au froid tu vivras, car la chaleur sera douleur.

Et pour accompagner mes dire, je mis en évidence mes brûlures aux mains. Après quelques secondes, je ferme la main, et la rouvre d'un coup sec, libérant une flopée de flocons brillants qui vont enveloppé mes bras dans un manteau de froid.
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Et si le feu fondait ? [Ludivine & Sasha]

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